
Ph., G.AdC
CORPS SUBTIL
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Tu rassembles les mots qui tournent dans le ciel de ta mort et, tels oiseaux, ils dessinent le visage perdu. Le poème, son exigence le garde dans l’écart : ce qui tient au cœur de la langue est corps subtil. Tu entrevois la farouche merveille, écrire, comme aimer, est sans rémission. Il n’y a ni trop tôt ni trop tard, laisse aller, voue-toi au muet des mots et de la chair, à l’exil de l’émotion, ce dont tu ne peux pas parler enlace parole et silence. Ta vertu est de rester ignorante. L’inconnu des mots se danse dans les mots. Ainsi du visage.
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