TDF - La revue de poésie et de critique d'Angèle Paoli

Terres
de Femmes

Sylvie Fabre G. | Celle qui n’était pas à sa fenêtre

Publié le :

24 mai 2007

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Catégorie(s) :

« Poésie d’un jour »



La_maison_tait_l_chair_puise_pierre
Ph., G.AdC







CELLE QUI N’ÉTAIT PAS À SA FENÊTRE


J’étais là, insistante, à chercher la faille. Ces défenses faisaient entrer la maison dans une autre dimension. La mémoire qu’elles réveillaient renvoyait à l’élémentaire quand l’arbre peut-être guérissait la pierre.
Comment trouver le pas qui amenait au centre de la légende ? Fossiles, traces, fougères, bras morts, cloques, lézardes et silence. Silence. Autant de mots pour nommer ce qui restait. Après. Après quoi ? Quelle vie ? De ricochet en ricochet : peintures écaillées dedans, dehors crépi éclaté. Des jours à contempler cette vie déchue. De la richesse à l’appauvrissement, comme pour tous ; et moi dans l’alchimie pour faire rendre raison à ma douloureuse attirance.

La maison était là. Chair épuisée, pierre pérenne. Un cadavre debout, enraciné à la terre par la plainte : le chemin qui nous mène, on suit sa trace, la sève l’irrigue, notre vie naît, naît et s’étouffe. Témoin du miracle d’être en sa fugacité, la maison était là pour me rappeler que les siens et moi étions voués à l’autre monde.

C’est alors que j’ai vu celle qui n’était pas à sa fenêtre. […]


Sylvie Fabre G., Le Génie des rencontres, L’Amourier éditions, 2003, pp. 30-31.




SYLVIE FABRE G.




■ Sylvie Fabre G.
sur Terres de femmes


Sylvie Fabre G. par Sylvie Fabre G. (auto-anthologie poétique comprenant plusieurs extraits de L’Approche infinie)
[À l’orée] (poème issu du recueil L’Intouchable)
[À l’orée] (poème issu du recueil L’Intouchable)
[C’est un matin doux et amer](poème issu du recueil L’Autre Lumière)
Dans l’attente d’un prolongement qui se meurt (note de lecture d’AP sur Corps subtil)
Corps subtil (extrait issu du recueil Corps subtil)
La demande profonde
L’Approche infinie (note de lecture d’AP)
Frère humain (note de lecture d’AP)
Frère humain (note de lecture d’Isabelle Raviolo)
[La pensée va, et vient à ce qui revient] (poème issu du recueil Frère humain)
Lettre des neiges éternelles (extrait de La Maison sans vitres)
Piero, l’arbre (autre extrait de La Maison sans vitres)
Le rêveur d’espace [hommage à Claude Margat] (autre extrait de La Maison sans vitres)
Pays perdu d’avance (note de lecture d’AP)
[Plus forte que la forêt] (poème issu du recueil Tombées des lèvres)
Tombées des lèvres (note de lecture d’AP)
Tombées des lèvres (note de lecture d’Isabelle Raviolo)
[Bien sûr le chant s’apaise dans le soir] (poème issu du recueil La Vie secrète)
Quelque chose, quelqu’un
Trouver le mot (poème issu du recueil L’Autre Lumière)
Maison en quête d’orient (poème issu du recueil Les Yeux levés)
→ (dans la galerie Visages de femmes)
le Portrait de Sylvie Fabre G. (+ poème issu du recueil L’Approche infinie)
Jean-Pierre Chambon, Le Petit Livre amer, par Sylvie Fabre G.
Patricia Cottron-Daubigné, Visage roman, par Sylvie Fabre G.
Pierre Dhainaut, Après, par Sylvie Fabre G.
Alain Freixe, Vers les riveraines, par Sylvie Fabre G.
Emmanuel Merle, Ici en exil, par Sylvie Fabre G.
Emmanuel Merle & Thierry Renard, La Chance d’un autre jour, Conversation (lecture de Sylvie Fabre G.)
Pierre Péju, Enfance obscure, par Sylvie Fabre G.
Pierre Péju, L’État du ciel, par Sylvie Fabre G.
Fabrice Rebeyrolle, un peintre gardien du feu, par Sylvie Fabre G.
Erwann Rougé, Passerelle, Carnet de mer, par Sylvie Fabre G.
Roselyne Sibille, Entre les braises, par Sylvie Fabre G.
Jean-Marie de Crozals & Sylvie Fabre G. | [La montagne bascule]
→ (dans l’anthologie poétique Terres de femmes)
L’au-dehors
→ (dans les Chroniques de femmes)
L’Amourier | Le Jardin de l’éditeur par Sylvie Fabre G.
→ (dans les Chroniques de femmes)
Anne Slacik par Sylvie Fabre G. : Anne, la sourcière
→ (dans les Chroniques de femmes)
Ludovic Degroote | Retisser la trame déchirée, par Sylvie Fabre G.
→ (dans les Chroniques de femmes)
Une terre commune, deux voyages




■ Voir aussi ▼


→ (sur le site de la Mél, Maison des écrivains et de la littérature) une
fiche bio-bibliographique sur Sylvie Fabre G.
→ (sur le site des Éditions L’Amourier)
une fiche bio-bibliographique sur Sylvie Fabre G.






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Une réponse à “Sylvie Fabre G. | Celle qui n’était pas à sa fenêtre”

  1. Mth

     » La maison était là. » Il suffit de peu pour reparler des jardins, des lavoirs et des criques inamovibles de nos mémoires.

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