TDF - La revue de poésie et de critique d'Angèle Paoli

Terres
de Femmes

Maram al-Masri | Un furesteru mi feghja

Publié le :

21 mai 2007

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Catégorie(s) :

« Poésie d’un jour »



La_solitude_qui_unit_les_trangers
Ph., G.AdC






UN ÉTRANGER ME REGARDE



Un étranger me regarde,
un étranger me parle,
je souris à un étranger,
je parle à un étranger,
un étranger m’écoute.
Devant
ses peines
propres et blanches,
je pleure,
sur la solitude qui unit
les étrangers.




Maram al-Masri, Karaza Hamra Ala Baalaten Obbiad (Cerise rouge sur un carrelage blanc), Éditions de L’Or du temps, Tunis, 1997.*


_______________________________________
* Traduction en français de François-Michel Durazzo avec la collaboration de l’auteure. Réédité en collection de poche : éditions Phi, Collection Graphiti, Luxembourg, en coédition avec Les Écrits des Forges, Québec, 2003 (rééd. 2004).







UN FURESTERU MI FEGHJA



Un furesteru mi feghja,
un furesteru mi parla,
ridu à un furesteru,
parlu à un furesteru,
un furesteru mi stà à sente,
davanti à
e so pene linde è bianche
pianghju,
nantu à a sultitudine chì lega
i furesteri.




Maram al-Masri, Chjarasgia rossa è pavimentu biancu, Albiana, E Cunchíglíe, 2003, page 8. Traduction en corse de Ghjacumu Thiers.





MARAM AL-MASRI


Maram Morges
Ph. : angèlepaoli
Morges, avril 2015





■ Maram al-Masri
sur Terres de femmes


[elle a légué à ses enfants une mère qui rêve]
Métropoèmes (lecture de Michel Ménaché)




■ Voir aussi ▼


→ (sur Babelmed)
Rouge poétique sur grisaille quotidienne
→ (sur Interromania, Centru culturale Università di Corsica)
plusieurs pages sur Maram al-Masri (+ vidéo)





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