
La concrétude reste celle de la matière
du stylo et du pinceau
sous leur main
en alerte de beauté
universelle
Mémoire d’une vie
éphémère mais transmise
d’une geste humaine
aux mythes et réalités
scellés à l’histoire de la terre
Lointaine-proche
la nature en tient le journal
rajoutant nuit et jour
des corps par pincées
et leurs cœurs
clairs-obscurs
qui naissent meurent
et parfois reviennent
comme leurs noms
sur les lèvres et les tombes
Sylvie Fabre G./ Muriel Dorembus, Nature Fossile, L’herbe qui tremble 2026, pp.64-65.

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