TDF - La revue de poésie et de critique d'Angèle Paoli

Terres
de Femmes

22 octobre 1959 | Salvatore Quasimodo, Prix Nobel de littérature

Publié le :

22 octobre 2005

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Catégorie(s) :

Éphéméride culturelle à rebours


Le 22 octobre 1959, Salvatore Quasimodo est lauréat du Prix Nobel de Littérature.

Un prix accueilli de manière très réservée, voire polémique, dans les milieux littéraires italiens, en raison de la vision « personnelle » de Quasimodo sur la place du poète dans la société.

A ces attaques, Salvatore Quasimodo répondra dans le discours qu’il prononcera à Stockholm, le 10 décembre 1959, discours qui débouchera sur le livre-plaidoyer Il poeta e il politico (1960), qui rassemble la plupart de ses écrits critiques.

Poète sicilien, né à Modica (Ragusa, Sicile) le 20 août 1901 et mort à l’hôpital de Naples le 14 juin 1968 des suites d’un accident vasculaire cérébral, Salvatore Quasimodo est, avec Giuseppe Ungaretti, Eugenio Montale, Umberto Saba, Mario Luzi et Andrea Zanzotto, un des poètes italiens majeurs du XXe siècle. Et l’une des grandes figures de l’hermétisme contemporain, un hermétisme naturel émergeant des grands mythes ancestraux de son île.






SALVATORE QUASIMODO


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Source



■ Salvatore Quasimodo
sur Terres de femmes

20 août 1901 | Naissance de Salvatore Quasimodo
Et c’est bientôt le soir
Isola
Le silence ne me trompe pas
21 mars | Salvatore Quasimodo, La Terre incomparable



■ Voir | écouter ▼

→ (sur Nobelprize.org)
un court documentaire autour de la remise du Prix Nobel à Salvatore Quasimodo
→ (sur Nobelprize.org)
un extrait audio du Discours de Stockholm





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4 réponses à “22 octobre 1959 | Salvatore Quasimodo, Prix Nobel de littérature”

  1. Jean-Marie.

    Stupéfaction d’entendre la voix de S. Quasimodo. Emotion. Qui garde encore en soi le souvenir de cette poésie brûlante et nécessaire ? Je n’étais pas loin de croire que tout souvenir s’en était éteint. Qu’on ne pouvait encore caresser ces vers de la main que dans les bibliothèques et les cartons des libraires d’ancien.
    Relisons Salvatore Quasimodo.
    J.-M.

  2. Bravissimo, maestro ! Et merci. Quel bonheur de partager cette émotion avec vous.
    Je n’espérais pas, moi non plus, rencontrer cette voix, cette voix magnifique, cette déferlante. Magie d’Internet. Je connaissais l’existence d’enregistrements à l’INA et à l’Institut des Archives sonores. Mais ils étaient réservés aux « happy few ».
    Profitons-en en effet pour relire Quasimodo et faire découvrir ou redécouvrir la poésie de Quasimodo. « Car si la poésie n’est pas, comme on l’a dit, «le réel absolu», elle en est bien la plus proche convoitise et la plus proche appréhension, à cette limite extrême de complicité où le réel dans le poème semble s’informer lui-même ». Ainsi parlait un autre grand poète, dans son Discours de Stockholm : Saint-John Perse.

  3. Philippe Leuckx

    L’auteur est un grand. Et soudain c’est le soir est un recueil admirable. Sur le temps. Sur l’air. Il a été traduit par Roland Ladrière. C’est une merveille!
    Tu cites Ungaretti, Luzi, Montale. Tu as raison. N’oublions toutefois pas Pavese, Pasolini, Penna, qui sont aussi des tout grands ! Et parmi les plus jeunes, Bruno Rombi, Giovanna Sicari, Silvia Bre, Lolini…

  4. Merci Philippe pour ton commentaire. Mon choix ne portait que sur les poètes majeurs du XXe siècle (et surtout ceux que l’on dit de la deuxième génération). Quant à la liste des poètes importants qu’il faudrait citer, elle serait longue, comme on s’en rendra compte à consultant l’index Répondre

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