TDF - La revue de poésie et de critique d'Angèle Paoli

Terres
de Femmes

Salvatore Quasimodo | Isola

Publié le :

28 janvier 2006

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Catégorie(s) :

Topique : Insularité
«
Poésie d’un jour »



Quasimodo 2
Ph., G.AdC






ISOLA

Io non ho che te
cuore della mia razza.


Di te amore m’attrista,
mia terra, se oscuri profumi
perde la sera d’aranci,
o d’oleandri, sereno,
cammina con rose il torrente
che quasi n’è tocca la foce.

Ma se torno a tue rive
e dolce voce al canto
chiama da strada timorosa
non so se infanzia o amore,
ansia d’altri cieli mi volge,
e mi nascondo nelle perdute cose.




Salvatore Quasimodo (Salvatore), Oboe sommerso, Edizioni di Circoli, Genova, 1932, in Salvatore Quasimodo, Tutte le poesie, con uno scritto di Elio Vittorini, Oscar grandi classici, Oscar Mondadori Editore, 1995, pagina 60.







ÎLE


JE N’AI QUE TOI, CŒUR de MA RACE.


L’amour que j’ai de toi m’attriste,
ô ma terre, quand le soir laisse filer
d’obscurs parfums d’oranges,
de lauriers roses et que, serein,
le torrent charrie des roses qu’il emporte
presque jusqu’à l’embouchure.

Mais quand je me tourne vers tes rives
et qu’une douce voix chantante
s’élève d’une rue pour m’appeler craintive
je ne sais si me touche l’enfance ou l’amour
ou l’angoisse d’autres cieux
et je me cache dans les choses perdues.




Salvatore Quasimodo, Et soudain c’est le soir, Librairie Elisabeth Brunet, Rouen, novembre 2005, pp. 116-117. Traduit de l’italien par Patrick Reumaux.






SALVATORE QUASIMODO


Quasimodo
Source



■ Salvatore Quasimodo
sur Terres de femmes

20 août 1901 | Naissance de Salvatore Quasimodo (notice bio-bibliographique)
22 octobre 1959 | Salvatore Quasimodo, Prix Nobel de littérature
Et c’est bientôt le soir
Le silence ne me trompe pas
21 mars | Salvatore Quasimodo, La Terre incomparable





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