Le Silence, 1984-1988. Photo Angèle Paoli, 29 septembre 2022
Maria Helena Vieira da Silva
Silence
Exposition Musée Cantini (Marseille)
Tableaux de Vieira da Silva ne pourriez-vous pas
tous vous intituler Dédale comme la peinture de 1975 ?
Silence : Paysage abstrait. Dédaléen. Labyrinthique
de lignes tracées tissées qui se déploient à la fois
dans l’espace et dans le temps.
Lieux de passage mystérieux
-rue port carrefour – on ne sait si dans une ville réelle
ou dans le songe.
Couleur du silence : le blanc.
Simplifie et décante chaque chose. Lumière abrasive
se prend dans ce blanc et le laboure comme une terre
aride
flottant entre matière et rêve.
De l’onirisme reste l’épure.
L’œuvre de Vieira da Silva
vogue à la dérobée vers ces ultimes tableaux
blancs. Vers ce peu de blanc traversé de signes :
Chemins de paix. Courants d’éternité.
Aimantations réciproques du silence et de la lumière
Silence : partition mentale rumeur
entre chaos et cosmos
(L’œil et l’oreille oiseaux migrateurs y font leur nid)
Le silence nous allaite
Michèle Finck, L’arrière-silence, Couverture Caroline-François Rubino, Le jardin d’Iroshige, Arfuyen 2026, pp.148-149

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