TDF - La revue de poésie et de critique d'Angèle Paoli

Terres
de Femmes

Maria Maïlat | [Klothô]

Publié le :

12 septembre 2006

/

Catégorie(s) :

« Poésie d’un jour »




Lcheveau_ternel_du_sisyphe_au_fminin
Ph, G.AdC






[KLOTHÔ]



Klothô
entre tes mains
l’arc-en-ciel éclaire
cette page ténébreuse –
je reste accrochée
au fil de l’écrit
sans autre maternité
que celle enfouie, engluée
dans le sexe du texte

de nos enfants jamais nés
de leurs corps jetés au fond du désir
pour que l’aube passe
au-dessus de la blessure absolue –

je tire mes fils
tresse un pont fragile
ma vie est
la matière première
tendue à nouveau
sur l’écheveau éternel
du Sisyphe
au féminin.



Maria Maïlat, Klothô, Éditions Jacques Brémond, 1999, page 25. Prix Ilarie Voronca 1998.






MARIA MAÏLAT


Maria Maïlat
Ph. D.R.




■ Maria Maïlat
sur Terres de femmes

[Écrire à l’aube]
Klothô (lecture d’AP)
→ (dans l’anthologie poétique Terres de femmes)
Recommencement





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2 réponses à “Maria Maïlat | [Klothô]”

  1. clem

    dis-moi la page, pourquoi est-ce que personne ne t’écrit ?
    toi qui es toujours présente, à vouloir que les mots sortent de nous et qu’ils s’inscrivent sur toi, pour ne jamais s’effacer ?
    dis-moi la page ?
    ce soir, je pense à toi, à toi qui m’offres ton blanc pour devenir noir,
    ce que l’on voit, mais tu rêves la page de couleurs.
    tu aimes la couleur des mots,
    Je t’entends, tu me demandes des couleurs,
    je te répondrai avec les rayons du soleil couchant,
    la couleur du ciel qui s’enflamme,
    les montagnes de feux à l’horizon
    aimes-tu ces couleurs, la page ?
    je t’offfrirai la page, les couleurs de la vie, de l’espoir revenu en soirée
    alors que je l’attendais le matin !
    je t’offrirai un matin, quand la lumière est belle et que les oiseaux chantent dans les arbres.
    à toi la page, parce que tu t’offres à moi, pour que je t’offre mes mots,
    clem

  2. Ti avevo lasciato subito un commento, ieri, ma dev’essersi perso… 🙂
    Ero piacevolmente sorpresa, e sono andata a linkare questo bel regalo.
    Avevo detto, semplicemente: che meraviglia!

    Un abbraccio, cara Angèle.

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