|
[ÉCRIRE À L’AUBE] Écrire à l’aube près de la fenêtre Et en face de la fenêtre voir des ombres se confondre avec les arbres des ombres d’enfants insomniaques ballotés jusqu’ici d’Afrique de Tchétchénie d’Albanie des limbes nos enfants devenus morceaux de bois flottant abandonnés leur destin déchaîne les instincts de chasse des sénateurs et de la France malade de ses bas-fonds qui se nourrissent d’enfants soumis au test osseux pour prouver jusqu’à l’os qui ils sont quel âge ils ont dans le royaume des morts je les vois de la fenêtre de mon hôtel entassés dans un ancien hôtel de passe dans la ville basse des grands principes entassés ici dans un hôtel de passe où rôdent les ombres d’anciens fourgons d’enfants raflés errants enfants sans enfance Maria Maïlat in Dehors, recueil sans abri, Collectif, anthologie établie par Christophe Bregaint et Éléonore Jame, Les éditions Janus, 2016, page 155.
|
| MARIA MAÏLAT ![]() Ph. D.R. ■ Maria Maïlat sur Terres de femmes ▼ → Klothô (lecture d’AP) → [Klothô] (extrait) → (dans l’anthologie poétique Terres de femmes) Recommencement ■ Voir aussi ▼ → (sur le site des éditions Janus) la fiche de l’éditeur sur l’anthologie Dehors, recueil sans abri → le blog de Maria Maïlat |
Retour au répertoire du numéro d’août 2016
Retour à l’ index des auteurs
» Retour Incipit de Terres de femmes

Laisser un commentaire