TDF - La revue de poésie et de critique d'Angèle Paoli

Terres
de Femmes

Jean Lorrain | « Le châtaignier, cet ancêtre ! »

Publié le :

18 décembre 2004

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Catégorie(s) :



Bogues 2
Bogues et castagnes
D. R. Ph. angelepaoli







LES CHÂTAIGNERAIES DE LA CORSE



« Les châtaigneraies de la Corse ! Il faut voir leur moutonnement de verdure monter du fond des vallées à l’assaut des montagnes ! Elles en ascensionnent les pentes, en escaladent les hauteurs, cernent la crête, descendent dans le torrent et ne s’arrêtent à la zone déjà froide où commencent les hêtres, que pour dévaler précipitamment dans le creux des gorges et des ravins où leur rondeur feuillue ondoie comme une mer… Dans leur ombre fraîche sourdent et jasent des sources ; l’eau froide et bleue, fille des neiges éternelles, court entre leurs troncs crevassés et chenus. Elles se rencontrent à mi-flanc de la montagne ; attirées l’une vers l’autre, la source descend des hauteurs, la châtaigneraie monte de la vallée, et de leur rencontre naît le village corse… »


Jean Lorrain, « Sous les châtaigniers », Heures de Corse [1905], Rumeur des Ages, 1999, pp. 47-48.





JEAN LORRAIN

Lorrain
Source (avec mes remerciements
à mon amie Gabriella)



■ Jean Lorrain
sur Terres de femmes

→ «
Je veux faire la vendetta »
5 janvier 1904 | Lettre de Jean Lorrain à sa mère


■ Voir aussi ▼
→ le
site Jean Lorrain, site mis en ligne en 2006, année du centenaire de la mort de Jean Lorrain
→ (sur Terres de femmes)
Lamentu di u castagnu
→ (sur Terres de femmes)
Le temps des châtaignes



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Une réponse à “Jean Lorrain | « Le châtaignier, cet ancêtre ! »”

  1. M.P.

    BRODEUSES

    « Dominant les forêts
    traversant les rivières
    l’été aux yeux de raisin mûr
    marche vers nous dans le soleil

    Jarres d’huile murées
    dans le silence de midi
    les femmes écoutent battre un coeur
    qu’elles ont caché dans cette terre

    Jadis elles débusquaient l’été
    se baignaient nues dans la rivière
    bêtes et flammes les suivaient
    et le vent frémissait
    dans les sentiers
    sous leur regard

    Et sous leurs doigts les soies s’emmêlent
    capturant sources et rumeurs
    destinant cette fièvre
    née du feuillage et des couleurs »

    Marie-Paule Lavezzi, Le Chant des brodeuses, CRDP de Corse, 1988, page 10.

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