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Assise…des heures
Cest une histoire bruissante de frondaisons déchirées par les bois d’un cerf au trot leste un récit de peau rincée d’averses de pas aux rimes spongieuses d’entre ses hanches j’éclos scellée aux troubles intraitables décantée de vos regards je me vête d’un moi jubilant d’enfance raccommodée d’un enfant vous me feriez renaître reine petite pour des palais faits d’air dans ce ventre de cendres où poussent les rêves solides jamais ne retisserai la toile de l’innocence ce qui est fait est fait et défait disparu je serai le mouvement d’une joie intégrale point d’orgue vif brodé sur un mouchoir d’adieu matin cousu de quatre épingles ma bouche coite au garde-à-vous je traduis l’épopée lumineuse de la rosée chevauchant jusqu’à l’horizon Florence Noël, II. Périt le vif dans ces jours endeuillés d’or , in Assise dans la chute immobile des heures, Illustrations Gwen Guégan, Éditions Bleu d’encre, 2021, pp.57, 58, 59, 60
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| FLORENCE NOËL
→ [tu dis c’est l’heure jaune] (extrait de Solombre) → Sarabande (extrait de Branche d’acacia brassée par le vent) → L’Étrangère (lecture d’AP) → [parler de soi] (poème extrait de L’Étrangère) → Initiation au crépuscule → [Donnez-nous des pierres] (Vases communicants) → (dans l’anthologie poétique Terres de femmes) autant revivre en mon jardin ■ Voir aussi ▼ → le site de Pierre Gaudu |
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