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SARABANDE
(extrait) c’est là : le bougé du sujet, le flouté du dire que peint la feuille parmi ses sœurs et chacune liée à la souplesse de la branche, chacune et toutes ensemble dessinant le verbe, et sa gésine dans le désir d’un moineau pour l’envol, toutes en chacune s’animent, c’est là : dans le bougé des sèves, poussée organiste, ligneuse impatience – infléchie d’un soubresaut – dans le bougé des lèvres gonflées et si tendues dans le vouloir te dire, c’est là : l’à peine relié au trop, le fleuve ancré dans le filé du ciel, bougé d’un regard perdu de cible éperdu et perdant, le regard qu’on ne peut, le regard entier, et si osé le regard qui nous cloue nu et pantelant, Florence Noël, « Deuxième mouvement : Sarabande », Branche d’acacia brassée par le vent, Huit mouvements sur des photographies de Pierre Gaudu, Le Chat polaire, 1348 Louvain-la-Neuve (Belgique), 2020, page 19. ![]() |
| FLORENCE NOËL
→ Solombre (lecture d’AP) → [tu dis c’est l’heure jaune] (extrait de Solombre) → L’Étrangère (lecture d’AP) → [parler de soi] (poème extrait de L’Étrangère) → Initiation au crépuscule → [Donnez-nous des pierres] (Vases communicants) → (dans l’anthologie poétique Terres de femmes) autant revivre en mon jardin ■ Voir aussi ▼ → le site de Pierre Gaudu → panta rei, les dits de la clepsydre de Florence Noël |
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