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HORIZONS 2
Tout ce qu’il faut de lumière, tout ce qu’il faut d’ombre pour tenir au faîte de soi-même, être libre, crois-tu, être vraie pour autant que cela veuille toujours dire quelque chose, aujourd’hui que soufflent sur tes pas les vents durs ta main s’agrippe où persiste l’éclaircie. C’est en haut, tout en haut qu’est ta vie tu entres par le feu, tu sais désormais le mensonge, désormais la trahison, l’orage a secoué le navire, arraché les mâts, le choc t’a projetée si loin — soudain tu n’entends ni ne vois d’horizon, ne touches ni l’amour ni l’oubli de l’amour. Mais la rive, tu devines une rive au milieu de nulle part une voix creuse et affouille l’obscurité le temps bientôt remuera de nouveau — chaque heure contient ta destinée. Hélène Dorion, « I – Étrange comme la lumière » in Comme résonne la vie, Éditions Bruno Doucey, Collection Soleil noir, 2018, page 38.
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| HÉLÈNE DORION ![]() Image, G.AdC ■ Hélène Dorion sur Terres de femmes ▼ → [La pluie dessine des ombrages] (poème issu de Cœurs, comme livres d’amour) → Par tant de visages, j’entre (poème issu de Ravir : les lieux) → Ravir : les lieux (note de lecture de Sylvie Besson) → (dans la galerie Visages de femmes) un autre poème issu de Ravir : les lieux ■ Voir | écouter aussi ▼ → (sur le site des éditions Bruno Doucey) la fiche de l’éditeur sur Comme résonne la vie → le site d’Hélène Dorion → (sur le site berlinois Lyrikline) huit poèmes issus de Ravir : les lieux, lus par Hélène Dorion → (sur le site de L’ÎLE, Centre de documentation virtuel sur la littérature québécoise) une notice bio-bibliographique sur Hélène Dorion |
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