![]() « l’espace bref où le rêve surgit » Ph., G.AdC PAR TANT DE VISAGES, J’ENTRE Par tant de visages, j’entre en mon visage. Lente figure des ans que nous révèlent les lunes – lentes cavités des heures. L’argile entre mes mains peu à peu se liquéfiait, mon visage se mettait à naître. La rive déjà disparaissait loin derrière, et loin, l’espace bref où le rêve surgit. J’assistais au paysage, je commençais à voir. Hélène Dorion, Ravir : les visages in Ravir : les lieux, Éditions de La Différence, Collection Clepsydre, 2005, page 87. |
■ Hélène Dorion sur Terres de femmes ▼ → [La pluie dessine des ombrages] (poème issu de Cœurs, comme livres d’amour) → Horizons 2 (poème issu de Comme résonne la vie) → Ravir : les lieux (note de lecture de Sylvie Besson) → (dans la galerie Visages de femmes) le Portrait de Hélène Dorion (+ un autre poème extrait de Ravir : Les lieux) ■ Voir | écouter aussi ▼ → le site d’Hélène Dorion → (sur Radio-Canada.ca) un entretien avec Hélène Dorion au lendemain de la remise du Prix Charles-Vildrac (vendredi 3 juillet 2009) → (sur le site de L’ÎLE, Centre de documentation virtuel sur la littérature québécoise) une notice bio-bibliographique sur Hélène Dorion → (sur le site berlinois Lyrikline) huit autres poèmes issus de Ravir : les lieux, lus par Hélène Dorion |
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Le recueil Ravir : les lieux a reçu en 2005 le Prix de poésie de l’Académie Mallarmé. C’est la première fois (depuis la création de ce prix en février 1937) que cette prestigieuse « société de Gens de Lettres » décerne son Prix à un poète québécois.
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