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D’UNE VOIX D’AUBE
La Voix est venue m’éveiller fraîche et nue mouillée de rosée d’avoir longtemps erré à travers les scabieuses le fenouil l’absinthe étoilée. Regard filant au ciel ainsi que vocalises œil flottant sur la vibration de la clarté je procède au partage des eaux je rends sa rondeur à la Terre et je remets en liberté les mots : mots saumons qui remontent l’onde mots lézards mi-nuit mi-soleil mots muscat oracle des treilles. Enfin usant d’un silence plein d’ailes d’œillets de lavande et de thym je fais à l’aimée encore en sommeil dédicace de ce matin. Marc Alyn, « Genèses », Le Scribe errant, in Les Alphabets du Feu [Grand Prix de poésie de l’Académie française et de la Société des Gens de Lettres, IdLivre, première édition, 2002], Le Castor Astral, 2018 (version définitive), page 189. Dessin de couverture de Nohad Salameh.
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| MARC ALYN
→ [Un lézard est sorti du sépulcre du Roi] (poème extrait de La Combustion de l’ange) → Le temps est un faucon qui plonge (lecture d’AP) ■ Voir aussi ▼ → (dans la Poéthèque du site du Printemps des poètes) une notice bio-bibliographique consacrée à Marc Alyn → (sur le site du Castor Astral) la fiche de l’éditeur sur Les Alphabets du feu |
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