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[LA POÉSIE S’ABREUVE | À LA CRUCHE TROUÉE]
La poésie s’abreuve à la cruche trouée en gouttelettes de vie chaque seconde vie et mort toujours sur le même sentier collant à chaque pas comme sable aux semelles les peaux saignent sur terre orange brûlé ne respirant plus entre chair et air un vieillard tire sa révérence c’est une bibliothèque qui disparaît de l’humanité de toutes mémoires chacun ses musiques ses temps primitifs odes abandonnées pulsation de la marche faire le guet sur la potence révélation des sages offrant certains mots qu’on laisse sécher deux jours deux nuits s’ils sont encore là d’autres mots se déposent pour un nouveau poème confronté à l’arbre fétiche l’écrivain enfante de grands bouleversements Claudine Bertrand, Émoi Afrique(s), Éditions Henry, Collection Les Écrits du Nord, 2017, pp. 36-37. ![]() |
CLAUDINE BERTRAND![]() Source ■ Claudine Bertrand sur Terres de femmes ▼ → [Tu t’évertues à amalgamer] (poème extrait d’Ailleurs en soi) → [Sur fond marin] (poème extrait de Fleurs d’orage) → Chaque seconde cède une joie nouvelle (poème extrait du Jardin des vertiges) → [Écrire pour se parcourir] (poème extrait du Jardin des vertiges) → [Langue de voyage] (poème extrait de Murmure de rizières) → [Mille serments sur l’oreiller] (poème extrait de Passion Afrique) → Les passeurs de mots (poème extrait de Sous le ciel de Vézelay) → (dans l’anthologie poétique Terres de femmes) La nomade → (dans la galerie Visages de femmes) le Portrait de Claudine Bertrand (+ un poème extrait du Corps en tête) ■ Voir aussi ▼ → (sur le site L’île – L’infocentre littéraire des écrivains québécois) une notice bio-bibliographique |
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