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[SUR FOND MARIN]
Sur fond marin l’imaginaire rapièce l’orpheline éternité multipliant les rebonds Reflux d’océan ondulent serpentent abîmés de bleu les nuages saturés Du côté des proses on s’enlise vision toujours fuyante comme queue de saumon Plus de fougères plus d’eau il n’y avait plus rien le paysage était à refaire Empreinte insulaire la page que tu lis n’est pas encore jour d’ennui Les lits sont des îles où la main parfois se noie dans la profondeur des draps pour retrouver une océanie Chute des cactus ventre mousseux et arbres flottants géographie d’irréalité Le navigateur ballotté voleur d’inconnu jamais plus le siècle ne piratera ton verbe Claudine Bertrand, Fleurs d’orage, Éditions Henry, Collection Les Écrits du Nord, 2015, pp.34-35. Postface de Lionel Ray. Vignette de couverture d’Isabelle Clement.
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CLAUDINE BERTRAND![]() Source ■ Claudine Bertrand sur Terres de femmes ▼ → [Tu t’évertues à amalgamer] (poème extrait d’Ailleurs en soi) → Chaque seconde cède une joie nouvelle (poème extrait du Jardin des vertiges) → [Écrire pour se parcourir] (poème extrait du Jardin des vertiges) → [Langue de voyage] (poème extrait de Murmure de rizières) → [Mille serments sur l’oreiller] (poème extrait de Passion Afrique) → Les passeurs de mots (poème extrait de Sous le ciel de Vézelay) → (dans l’anthologie poétique Terres de femmes) La nomade → (dans la galerie Visages de femmes) le Portrait de Claudine Bertrand (+ un poème extrait du Corps en tête) ■ Voir aussi ▼ → (sur le site L’île – L’infocentre littéraire des écrivains québécois) une notice bio-bibliographique |
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