D.R. Ph. angèlepaoli CARNETS À BRUIRE (extrait) Pour André du Bouchet Dans l’épaisseur qui rejoint le trait enfoui longtemps tu fis surgir du lieu grand ouvert espaces entre la syllabe défont les brûlures de la chaux coulées tout à coup chassent l’aigu de la parole en amont de l’érosion. ♦ Voix voix dans la marge qui se dérobe aura sur je ne respire tu soulignes l’écorchure glaciers entre les matières confondues un même mot noyé dans la couleur qui se disperse chaque fois plus retenue … ♦ Cahier de braise pour marcher plus loin que l’air demain sombre dans le non si tu ne parles des ciels arrachés avec vous j’attends asphaltes bleus ambres roux souvenirs des forêts anciennes une eau avait figé les paumes. ♦ Routes avaient creusé les infinis tournaient les espaces dans les axiomes et les orages restituent la respiration je vis la terre donnée dans l’instant qui bouge terre rase ou terre rassemblée dans la bouche les églises fondent avec le mot qu’effleure le soleil. ♦ Dans la chambre où nous étions aveugles confondions le blanc un chant entaille le souffle à présent s’écrit chaleur ou guerre ce trop faisant carnets à bruire. […][lire la suite dans la revue Europe]
|
Retour au répertoire du numéro de juin 2011
Retour à l’ index des auteurs
Laisser un commentaire