D.R. Ph. angèlepaoli [Santa-Lucia-di-Tallà, Corse-du-Sud, juin 2011] [LES SOIRS D’ÉTÉ AU PAS DES PORTES] Les soirs d’été au pas des portes, toutes chaises et vieux os sortis dans la rue qui descend vers le port, on dirait que l’éternité vaut pour tous, y compris chiens, vieux rubiconds versés dans la mélancolie des soleils couchants. Après la décrue du soleil le soir dans la rue reste en dépôt sur les façades d’où la lumière entassée tout le jour s’exhume et vient chauffer les crânes ombrageux, les éclaire. Par lente réflexion des murs, brusque embolie des mots, survient le passé indivis tel un rêve ancré sous le crâne d’un chien que la main bleue de veines très au-dessus de la première sacrée caresse : hein, Bobby tu n’as pas le souci, toi, des souvenirs ; la grève en béton, la jetée en béton vont nous survivre. crépuscules indivis Étienne Faure, Horizon du sol, éditions Champ Vallon, Collection Recueil, 2011, page 65.
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| ÉTIENNE FAURE Source ■ Étienne Faure sur Terres de femmes ▼ → [Après les rigueurs inhumaines | du gel] (extrait de Ciné-plage) → Et puis prendre l’air (lecture d’AP) → Sortir, Éloge appuyé des bancs, Changements de saison (extraits d’Et puis prendre l’air) → sur « Le Poète à tête renversée » (extrait de Tête en bas) → Tête en bas (lecture d’AP) → La Vie bon train, proses de gare (extrait) ■ Voir aussi ▼ → (sur le site des éditions Champ Vallon) les pages consacrées à Étienne Faure, dont plusieurs poèmes extraits du recueil Horizon du sol → (sur remue.net) une recension de Jacques Josse sur Horizon du sol (9 juin 2011) → (sur le site de la mél, Maison des écrivains et de la littérature) une fiche bio-bibliographique sur Étienne Faure |
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