TDF - La revue de poésie et de critique d'Angèle Paoli

Terres
de Femmes

Jean Gabriel Cosculluela | Peindre se silence

Publié le :

19 janvier 2008

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Catégorie(s) :

« Poésie d’un jour »




PEINDRE SE SILENCELes_limites_des_couleurs_vives_ou_p



Les couleurs
Coulent
Un repentir
Peindre
Encore
Dans la tombée
Voir
Le mot
Pauvre
De voir
S’amuïr
Dans le regard
Échouer

Touchant
Les limites
Des couleurs
Vives
Ou plus sombres
Peindre
Se silence
Dans l’ignorance
Peindre
En pure perte
De la peinture
Pas
De peur
De la pure perte
Du défiguré
De ce pas
Nodal
Au cœur
Du manque
Du trou noir
Au cœur
Des couleurs
Voir
Le mot pauvre
De manque
Voir
Aveuglé
Au cœur
De la lumière

Garder De_ces_couleurs__o_le_vide_vient_et
Sa voix
Gorgée
De silence
Avec lui
N’être rien
Que si peu de mots
Au bord
Des couleurs
Qui coulent

Il n’y a pas de fin
De la figure
Défigurée
De cette terre
De ces couleurs
Où le vide vient
Et vit

Il n’y a pas de fin
Seule
La lumière natale
D’un rien



1er–2–3 novembre 2007


Jean Gabriel Cosculluela *
© D.R. Jean Gabriel Cosculluela




_______________________________________________________
* Ce texte inédit de Jean Gabriel Cosculluela (courtoisement transmis par son auteur au cours d’un chjam’è rispondi épistolaire) a depuis lors fait l’objet d’un livre singulier (Ouvrant la fin) avec Gérard Serée, artiste, paru en 2013 aux éditions Atelier Gestes et Traces.






JEAN GABRIEL COSCULLUELA



Portrait_jg_cosculluela_copie_2

Ph.© Jacqueline Salmon, 2002



Bio-bibliographie de Jean Gabriel Cosculluela = cliquer
ICI.




■ Jean Gabriel Cosculluela

sur Terres de femmes


À l’écart d’oubli

Je serai ton silence

Lumière

[Ta terre] (poème extrait de Terre d’ombre)




■ Voir aussi ▼


→ (sur le site de Jean-Michel Maulpoix)
une page Jean Gabriel Cosculluela

→ (sur remue.net) Jean Gabriel Cosculluela/
La pente de n’être rien







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