 Ph., G.AdC
VII
Ce fut un corps. Un arbre foudroyé
dont pourrissait l’écorce. Une aube,
un matin caressé à l’intérieur des chairs,
une blessure lovée dans les mots psalmodiant le désert,
qui ne firent tant de bruit que pour se fondre enfin
en un plus grand silence. Ce fut l’oubli,
la marque à ton poignet que tu cachas dans l’herbe
où tu croyais aimer une terre sans remords.
Ce fut l’hiver. Il ne resta bientôt,
seule dans cette neige,
que l’aile d’un oiseau tué dès son essor.
Lionel Bourg, Stances pour un adieu in Une certaine latitude, Éditions Jacques Brémond, 1990, page 91.
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