TDF - La revue de poésie et de critique d'Angèle Paoli

Terres
de Femmes

Claude Louis-Combet | Résurgences

Publié le :

27 septembre 2006

/

Catégorie(s) :

« Poésie d’un jour »



Tandis_que_le_courant_nous_livre_notre_p
Ph., G.AdC






RÉSURGENCES



Les fougères
Ont adopté nos mains

Le lierre
Nous a rejoints

Les lentilles d’eau
Ont pris la couleur de nos yeux

Tandis que le courant
Nous livre

À notre propre
Obscurité

Ici
Disparus

Nous surgirons
Ailleurs

Éveillés à la patience
Des eaux mortes




Claude Louis-Combet, Résurgences [1988], III, Le Petit Œuvre poétique, José Corti, 1998, page 23.




CLAUDE LOUIS-COMBET


Louiscombet_1
Source



■ Claude Louis-Combet
sur Terres de femmes

Bethsabée à jamais
Celle par qui la ténèbre arrive (note de lecture d’AP)
Depuis le temps que la chair s’épure
Hiérophanie du sexe de la femme
[Il y avait la main] (extrait de Dichotomies)
Isula, insula
« J’écris du désir comme du désert »
Mala Lucina
Noyau Central
Le Nu au transept (note de lecture d’AP)
Radeau de la première femme, III (extrait de Dérives)
Suzanne et les Croûtons (note de lecture d’AP)





Retour au répertoire du numéro de septembre 2006
Retour à l’ index des auteurs

» Retour Incipit de Terres de femmes

6 réponses à “Claude Louis-Combet | Résurgences”

  1. clem

    elle se souvient,
    dans sa jeunesse, pas si loin dans ses souvenirs épars, elle se souvient qu’elle allait dans les bois, et à l’orée du bois, il y avait de la fougère. Elle regardait longtemps le vert de la fougère, la fougère qu’elle ne cueillait pas, seulement des yeux, pour l’offrir à cette inconnue qui la suivait pas à pas dans les champs et qu’elle ne voyait pas.
    elle se souvient de ces champs, de ces prairies qui lui paraissaient immenses, des océans, des océans qui l’aimaient dans lesquels elle se noyait pour renaître tout près de ses brebis.
    Elle se souvient de la fougère et de la bruyère, et elle confondait la bruyère et la fougère. Et aujourd’hui elle est la même à confondre la bruyère et la fougère.
    clem

  2. Pascale

    Le 28 septembre 1924 naissait le grand Marcello Mastroianni.

  3. J’aimerais être étang
    et de vert céladon
    comprendre les dessous de
    l’Etant

    Beau Poème
    simple et fort

  4. Clem, Viviane. Merci à toutes deux.
    En relisant ce poème, je pense à Gaston Bachelard et aux très belles analyses qu’il nous a laissées dans L’Eau et les rêves. Il y a dans ces vers d’une grande force derrière leur apparente simplicité, quelque chose des eaux dormantes de La Rêverie du repos, telle que les décrit le philosophe. Quelque chose de calme, de rassurant, de rassérénant, malgré la présence de la mort.

  5. Merci, Pascale, pour cet éphéméride inattendu. Je prends note et inscris cette date dans mes tablettes. J’en ai profité pour vous renvoyer à la photo du Bel Antonio, l’anti-latin lover.

  6. Le mardi 17 octobre 2006, à 19h30, rencontre avec Claude Louis-Combet, à la Maison des Écrivains (Paris). En dialogue avec le chroniqueur littéraire Ronald Klapka.

    Maison des écrivains
    53 rue de Verneuil
    75007 Paris
    Métro : Solférino
    Tél. (pour réservation préalable) : 01 49 54 68 80

Laisser un commentaire

Articles reliés