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Née à Todi (Ombrie) en 1947, Patrizia Cavalli vit depuis 1968 à Rome où elle a fait ses études supérieures et soutenu une thèse de doctorat consacrée à l’esthétique de la musique. Poète, Patrizia Cavalli est l’auteure de Le mie poesie non cambieranno il mondo, 1974 [Mes poèmes ne changeront pas le monde], dédié à Elsa Morante à qui elle avait confié ce premier recueil, et Il Cielo, 1981 [Le Ciel]. Ces deux opus ont été rassemblés en 1992 sous le titre Poesie (1974-1992), recueil publié aux Éditions Einaudi. Enrichi d’un troisième opus : L’io singolare proprio mio. Ces trois opus ont été réunis dans une édition bilingue publiée en 2007 aux éditions Des femmes/Antoinette Fouque (sous le titre Mes poèmes ne changeront pas le monde), avec une préface de Giorgio Agamben. En 1999 a paru Sempre aperto teatro, récompensé la même année par le prix Viareggio pour la poésie (ce recueil a été traduit en français par René de Ceccatty sous le titre Toujours ouvert théâtre, édité chez Rivages Poche en 2002). En avril 2005 est sorti La Guardiana, composée de deux « poemetti » (un poème d’amour et un poème de « furore civile »), pub liée dans la collection « I sassi » des éditions Nottetempo, et, en 2006, (Pigre divinità e pigra sorte) chez Einaudi. En novembre 2006, Patrizia Cavalli a reçu le prix international de poésie Pier Paolo Pasolini. Son dernier recueil poétique (Vita meravigliosa) a paru chez Einaudi en septembre 2020. En 2019 a été publié chez Einaudi le premier ouvrage en prose de Patrizia Cavalli : Con passi giapponesi (Prix Campiello 2020). Dans une interview réalisée par Lisa Ginzburg pour L’Unità du 3 juin 2002, Patrizia Cavalli déclare, faisant allusion à sa rencontre avec Elsa Morante : « Je crois que j’ai cherché ensuite à devenir ce que je craignais de ne pas être ». Traductrice de Molière et de Shakespeare, Patrizia Cavalli interroge le théâtre du monde et des mots. Concentrée dans la forme brève de l’épigramme, la poésie de Patrizia Cavalli, concise, acérée, ironique et grinçante possède, selon l’expression de René de Ceccatty, une « frappe » inimitable. Une expression qui rend aussi bien compte des engagements militants de Patrizia Cavalli sur les pavés de Rome.
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| PATRIZIA CAVALLI ■ Patrizia Cavalli sur Terres de femmes ▼ → Mes poèmes ne changeront pas le monde (lecture d’AP) → Désormais habituée à parler d’autre chose → Non dipende da me → Poco di me ricordo → Tu sei davvero il mare → [Io guardo il cielo] (poème extrait de Vita meravigliosa) → le Portrait de Patrizia Cavalli dans la Galerie Visages de femmes |
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