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Le 18 novembre 1952, à neuf heures du matin, le poète Paul Éluard succombe à une crise cardiaque, à l’âge de 57 ans, à son domicile de Charenton.
De son vrai nom Eugène-Emile Paul Grindel, le futur Paul Éluard naît le 14 décembre 1895 à Saint-Denis. Enfant, il fréquente l’école communale d’Aulnay-sous-Bois. Puis celle de la rue de Clignancourt. Jamais le poète n’oubliera ses origines de banlieusard. Éluard publie ses premiers textes sous le nom de Grindel. En décembre 1914, il est mobilisé comme infirmier dans la Somme, il publie une plaquette de vers qu’il tire « aux armées » à dix-sept exemplaires. Intitulé Le Devoir, ce recueil est le premier signé du nom d’Éluard, le patronyme de sa grand-mère maternelle, qu’il conservera définitivement.
IL FAUT BIEN Y CROIRE Les jeux de ces curieux enfants qui sont les nôtres Jeux simples qui leur font les yeux émerveillés Pleins d’une fièvre qui les rapproche et les éloigne Du monde où nous rêvons de faire place aux autres Les jeux d’azur et de nuages De gentillesses et de courses à la mesure d’un cœur futur Qui ne sera jamais coupable Les yeux de ces enfants qui sont nos yeux anciens Nous eûmes plus de charmes que jamais les fées. Paul Éluard, Le Phénix, Œuvres complètes, Gallimard, Bibliothèque de La Pléiade, tome II, 1968, page 443. |
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