TDF - La revue de poésie et de critique d'Angèle Paoli

Terres
de Femmes

17 mai 1960 | Mort de Jules Supervielle

Publié le :

17 mai 2005

/

Catégorie(s) :

Éphéméride culturelle à rebours
« Poésie d’un jour »


Il y a 60 ans, le 17 mai 1960, mourait à Paris Jules Supervielle.







Calanche de Piana 2
Affiche de Roger Broders (1883-1953), 1923






VERTIGE



Le granit et la verdure se disputent le paysage. Deux pins au fond du ravin s’imaginent l’avoir fixé. Mais la pierre s’arrache du sol dans un tonnerre géologique.
Joie rocheuse tu t’élances de toutes parts, escaladant jusqu’à la raison du voyageur. Il craint pour l’équilibre de son intime paysage qui fait roche de toutes parts. Il ferme les yeux jusqu’au sang, son sang qui vient du fond des âges et prend sa source dans les pierres.

Calanques (Corse).




Jules Supervielle, Gravitations [1925], éditions Gallimard, Collection Poésie/Gallimard, 2003, page 191.







Supervielle montage



JULES SUPERVIELLE


Jules Supervielle
Portrait de Jules Supervielle à vingt-six ans (1910),
d’après une eau-forte de Fernand Sabatté (1874-1940).
Source





■ Jules Supervielle
sur Terres de femmes


16 janvier 1884 | Naissance de Jules Supervielle
26 mai 1955 | Jules Supervielle, Grand Prix de littérature




■ Voir aussi ▼

→ (sur The Dissident)
« Jules Supervielle, poète de la magie réparatrice », par Adeline Baldacchino (21 décembre 2017)







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Une réponse à “17 mai 1960 | Mort de Jules Supervielle”

  1. Ile de granite_________

    C’est fou, le 17 mai 1999 j’adressais ce mail à Dorothy Carrington, qui venait de publier une nouvelle version revue et corrigée de son ouvrage: A Granite Island, Portrait of Corsica.

    « Cet ouvrage rassemble tout ce que la Corse traditionnelle recèle d’espérances pour l’époque moderne : les valeurs essentielles du monde méditerranéen granitique, mystérieux, affectueux aussi.
    Une lueur pour notre époque désenchantée comme des lumières de J.-J. ROUSSEAU qui scintilleraient depuis la nuit des temps. Ce livre aurait mérité 10 si sa traduction avait respecté son titre original : L’ILE DE GRANITE. Car si la plus belle pour les Hellènes n’était pas de granite, de ce mégalithe anthropomorphique surgi à FILITOSA, elle dériverait encore. D’aucuns, ces temps-ci, le disent. Il n’en est rien, et grâce à ce que vous en dites : la vérité jolie, la beauté insulaire, comme vous, comme quelques-uns.
    Merci Lady ROSE. Vous rencontrerai-je un jour à AZZANA in CRUZZINU ?
    J’ai hâte de vous. »

    Guidu Antonietti________

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