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Il y a 60 ans, le 17 mai 1960, mourait à Paris Jules Supervielle.
![]() Affiche de Roger Broders (1883-1953), 1923 VERTIGE Le granit et la verdure se disputent le paysage. Deux pins au fond du ravin s’imaginent l’avoir fixé. Mais la pierre s’arrache du sol dans un tonnerre géologique. Joie rocheuse tu t’élances de toutes parts, escaladant jusqu’à la raison du voyageur. Il craint pour l’équilibre de son intime paysage qui fait roche de toutes parts. Il ferme les yeux jusqu’au sang, son sang qui vient du fond des âges et prend sa source dans les pierres. Calanques (Corse). Jules Supervielle, Gravitations [1925], éditions Gallimard, Collection Poésie/Gallimard, 2003, page 191. ![]() |
JULES SUPERVIELLE![]() Portrait de Jules Supervielle à vingt-six ans (1910), d’après une eau-forte de Fernand Sabatté (1874-1940). Source ■ Jules Supervielle sur Terres de femmes ▼ → 16 janvier 1884 | Naissance de Jules Supervielle → 26 mai 1955 | Jules Supervielle, Grand Prix de littérature ■ Voir aussi ▼ → (sur The Dissident) « Jules Supervielle, poète de la magie réparatrice », par Adeline Baldacchino (21 décembre 2017) |
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![Jules Supervielle, Gravitations [1925], éditions Gallimard, Collection Poésie/Gallimard, 2003. Supervielle montage](https://angelepaoli.fr/wp-content/uploads/typepad/6a00d8345167db69e20264e2db5296200d-400wi.jpg)

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