TDF - La revue de poésie et de critique d'Angèle Paoli

Terres
de Femmes

9 avril 1872 | Lettre de George Sand à Gustave Flaubert

Publié le :

09 avril 2005

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Catégorie(s) :

Éphéméride culturelle à rebours



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Image, G.AdC






Nohant, 9 avril 1872 [voir la lettre de Flaubert du 7 avril 1872]


« Je suis avec toi, toute la journée et le soir, et à tout instant, mon pauvre cher ami. Je pense à tout ce qui se passe de navrant autour de toi. Je voudrais être près de toi. La contrariété d’être clouée ici me rend plus souffrante. Je voudrais un mot où tu me dirais que tu as le courage qu’il faut avoir. La fin de cette digne et chère existence a été douloureuse et longue, car, du jour où elle est devenue infirme, elle est tombée, et vous ne pouviez plus la distraire et la consoler. Voilà, hélas, l’incessante et cruelle préoccupation finie, comme finissent les choses de ce monde, le déchirement après la lutte ! Quelle amère conquête du repos ! Et cette inquiétude va te manquer, je le sais. Je connais ce genre de consternation qui suit le combat contre la mort. Enfin, mon pauvre enfant, je ne puis que t’ouvrir un cœur maternel qui ne te remplacera rien, mais qui souffre avec le tien et bien vivement à chacun de tes désastres. »

George Sand


Gustave Flaubert, Correspondance, tome IV, Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, 1997, page 509.





■ George Sand
sur Terres de femmes

1er juillet 1804 | Naissance de George Sand (+ un extrait de Lélia)
30 mars 1852 | Pauline de George Sand
15 janvier 1854 | George Sand, Lélia
26 juillet 1857 | George Sand, Promenades autour d’un village



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2 réponses à “9 avril 1872 | Lettre de George Sand à Gustave Flaubert”

  1. Je ne sais pas, je trouve cette lettre un rien… polie. Trop d’adjectifs, cruel etc., et du « maternalisme » un peu de manière. C’est un mot gentil, pas une douleur ressentie!

  2. élodie

    L’expression d’aujourd’hui permet difficilement d’obtenir un rendu aussi juste. Je serais bien ennuyée si je devais soutenir un ami qui vient de subir un décès, lui témoigner ma peine et lui faire comprendre que c’est la fin d’une période douloureuse même si le deuil va suivre, tout ceci sans indélicatesse…

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