TDF - La revue de poésie et de critique d'Angèle Paoli

Terres
de Femmes

Isabelle Lévesque | Je souffle, et rien.

Publié le :

31 mai 2022

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Catégorie(s) :

<< Poésie d'un jour

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→ (sur Recours au Poème)
une notice bio-bibliographique sur Isabelle Lévesque
→ (sur Recours au Poème)
trois lectures de Voltige !, par Hervé Martin, Marie-Hélène Prouteau et Lucien Wasselin

■ Notes de lecture (55) d’Isabelle Lévesque
sur Terres de femmes

Max Alhau, Les Mots en blanc
Marie Alloy, Cette lumière qui peint le monde
Gabrielle Althen, Soleil patient
Françoise Ascal, Noir-racine précédé de Le Fil de l’oubli
Edith Azam, Décembre m’a ciguë
Gérard Bayo, Jours d’Excideuil
Mathieu Bénézet, Premier crayon
Véronique Bergen, Hélène Cixous, La langue plus-que-vive
Claudine Bohi, Mère la seule
Paul de Brancion, Qui s’oppose à l’Angkar est un cadavre
Laure Cambau, Ma peau ne protège que vous
Valérie Canat de Chizy, Je murmure au lilas (que j’aime)
Fabrice Caravaca, La Falaise
Jean-Pierre Chambon, Zélia
Françoise Clédat, A ore, Oradour
Colette Deblé, La même aussi
Loïc Demey, Je, d’un accident ou d’amour
Sabine Dewulf, Et je suis sur la terre
Pierre Dhainaut, Après
Pierre Dhainaut, Ici
Pierre Dhainaut, Progrès d’une éclaircie suivi de Largesses de l’air
Pierre Dhainaut, Vocation de l’esquisse
Pierre Dhainaut, Voix entre voix
Armand Dupuy, Mieux taire
Armand Dupuy, Présent faible
Estelle Fenzy, Rouge vive
Bruno Fern, reverbs phrases simples
Élie-Charles Flamand, Braise de l’unité
Aurélie Foglia, Gens de peine
Philippe Fumery, La Vallée des Ammeln
Laure Gauthier, kaspar de pierre
Raphaële George, Double intérieur
Jean-Louis Giovannoni, Issue de retour
Cécile Guivarch, Sans Abuelo Petite
Cécile A. Holdban, Poèmes d’après suivi de La Route de sel
Sabine Huynh, Les Colibris à reculons
Sabine Huynh, Kvar lo
Lionel Jung-Allégret, Derrière la porte ouverte
Mélanie Leblanc, Des falaises
Gérard Macé, Homère au royaume des morts a les yeux ouverts
Béatrice Marchal, Un jour enfin l’accès suivi de Progression jusqu’au cœur
Jean-François Mathé, Retenu par ce qui s’en va
Dominique Maurizi, Fly
Dominique Maurizi, La Lumière imaginée
Emmanuel Merle, Dernières paroles de Perceval
Nathalie Michel, Veille
Isabelle Monnin, Les Gens dans l’enveloppe
Cécile Oumhani, La Nudité des pierres
Emmanuelle Pagano, Nouons-nous
Hervé Planquois, Ô futur
Sofia Queiros, Normale saisonnière
Jacques Roman, Proférations
Pauline Von Aesch, Nu compris

ROUGE

Aquatinte numérique originale G.AdC

Ici
le long le loin
liés.

Vivre – arrivé loin devant
gagné par le printemps visage tendu
il semble que tu-

alors pourquoi ne pas tendre la pierre,
toi premier par la voix qui me traverse ?
La Seine élargie inscrit ton pas sur le sol
blanc comme la porte.

Si tu grondes, si tu-

(je tombe).
Ici déborde, la mer s’est retirée, toi-

fossile, outrage, membres serrés fort,
ne suffit pas
que debout tu t’éloignes. L’horizon,
berceau d’apparence, redresse ton ombre
dans ma voix
même risque si tu-

lapidaire encoche
dans le calcaire.

Ne t’éloigne pas, l’ombre te devance,
elle trace tes pas, sans cesse accroissant
le vertige de craie ( ne te retourne pas).
Tu tiens si loin sur la devise suspendue :
les deux derniers mots, encore une lettre
et tu tomberas.

Si la Seine t’emporte – tu rejoindras la mer.

Ne t’éloigne pas. Ici comble ta loi
d’apparences contraires.
Les aphorismes brisés seront ta cendre
et nous te regarderons marcher
sur le fil facétieux du passé. […]

Moitié perdu, moitié couru : savait
sa fin, sa soif et le perçu vif du passé
dans sa trace. Rouge, hésite
au bord de plus.
Alors cœur perdu planté dans la fleur fanée.
Est-elle tombée plus loin que chacun pour soi ?
Elle vit, recomposée d’instants-pétales.

À mes pieds la fleur orangée triomphe,
le ciel est son captif noir.
Bleu sur mes doigts : tout est passé,
seule elle avance en terre.

Je t’appelle et chevauche la nuit des temps :
restée loin, regardant perdu l’horizon
qui tremble à midi, j’ai posé
quelques gouttes de rosée.

-Serait-ce au matin l’aveu rouge
d’une promesse lointaine
sous le pommier qui fleurit ?

Je recompose
le passage secret où te trouver.
Je l’appelle « coquelicot ».

Je souffle rebeyrolle

Isabelle Lévesque, IV, « Ne t’éloigne pas, mon ombre fragile te suit » in Je souffle, et rien. Peintures de Fabrice Rebeyrolle ;
postface de Jean-Marc Sourdillon.
L’Herbe qui tremble 2022, pp.90, 91, 92, 93, 95, 96.

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ISABELLE LÉVESQUE

Isabelle Lévesque
Source

■ Isabelle Lévesque
sur Terres de femmes

[Oh, ce désordre de disparaître !] (extrait de Nous le temps l’oubli)
C’est tout c’est blanc
[Entends, c’est jour, la forme aimantée du point] (poème extrait de Ravin des Nuits que tout bouscule)
Chemin des centaurées (lecture de Pierre Dhainaut)
Chemin des centaurées (lecture d’AP)
Mai | La Ronde (extrait de Chemin des centaurées)
[Les feuilles envolées du peuplier] (extrait d’ En découdre)
[Nous vaut la force courant le vent] (poème extrait de Va-tout)
[Oh, ce désordre de disparaître !] (poème extrait de Nous le temps l'oubli)
Nous le temps l’oubli (note de lecture d’AP)
Ossature du silence (note de lecture d’AP)
[Ouvre et lis entre les lignes] (poème extrait du Fil de givre)
Le Fil de givre (lecture d’AP)
Le Fil de givre (lecture de Jean Marc Sourdillon)
[Peine singulière] (poème extrait d’Un peu de ciel ou de matin)
Ravin des Nuits que tout bouscule (note de lecture d’AP)
[Les serments] (poème extrait de Le tue braccia saranno)
Va-tout (note de lecture de Jean-Louis Giovannoni)
Pierre Dhainaut | Isabelle Lévesque | L’origine de l’écriture | [Si léger… tu cours] (extraits de La Grande Année)
Pierre Dhainaut | Isabelle Lévesque, La Grande Année (lecture d’AP)
→ (dans l’anthologie poétique Terres de femmes)
Territoire
→ (dans la galerie Visages de femmes)
le Portrait d’Isabelle Lévesque (+ un poème extrait de Va-tout)

■ Voir aussi ▼

→ (sur le site de la revue Texture) une recension de Voltige ! par Jean-François Mathé
→ (sur le site de la revue Terre à ciel)
une recension de Voltige ! par Claudine Bohi
→ (sur La Pierre et le Sel)

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