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[Tu es la transparence du jour] Tu es la transparence du jour Tu es la mémoire de ce qui sera ville ouverte sur un monde que tes mots auront bâti. Tu es comme un temps sans durée, celle dont le regard apprivoise l’espoir et lui donne raison à jamais. Tu habites entre deux lieux, deux pays aux frontières indécises. La neige n’a pas effacé tes pas, pas plus que la mémoire n’a gommé tes espoirs. Il y a du temps qui glisse dans tes veines, les mots qui avivent ton corps et ce goût de menthe dans ta bouche te ramenant au plus vif de l’enfance. Ton visage et le temps s’effondre. Tu le renvoies à son absence. Toi seule demeure avec le monde en partage. Max Alhau, Dire ton nom, Cahiers du Loup bleu, éditions Les Lieux-Dits, Dessin Germain Roesz, 2021. ![]() |
MAX ALHAU Source■ Max Alhau sur Terres de femmes ▼ → Les Mots en blanc (lecture d’Isabelle Lévesque) → Le Temps au crible (lecture de Cécile Oumhani) → [Tu es le veilleur d’un pays englouti] (poème extrait d’En cours de route) ■ Voir aussi ▼ → (dans la poéthèque du site du Printemps des poètes) une fiche bio-bibliographique sur Max Alhau |
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