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L’ENDROIT
C’est encore un train qui s’en va vers l’Est où les poissons se figent sous la glace où la grande femme à la chapka retrouve un homme qui ne la touche pas Déjà petit j’aimais les étrangères langues d’hier plus claires qu’aujourd’hui je les aimais sans le savoir sans savoir qu’elles étaient étrangères Je voudrais parler un peu de la France mais toujours quelqu’un me rappelle ailleurs Batsheva qui m’amusait Myriam qui me berçait En chantant l’appel à la prière Ailleurs cela me semble encore ici alors même que je suis immobile je leur demande chaque fois si c’est l’endroit d’où nous sommes partis Guillaume Decourt, À 80 km de Monterey 17, poèmes, éditions Æthalidès, 2021, page 27. ![]() |
| GUILLAUME DECOURT ![]() Source ■ Guillaume Decourt sur Terres de femmes ▼ → Le Cargo de Rébétika (lecture d’AP) → Les Heures grecques (lecture de Sanda Voïca) → Île (poème extrait des Heures grecques) ■ Voir aussi ▼ → (sur lelitteraire.com) un entretien avec Guillaume Decourt → (sur Recours au Poème) une page sur Guillaume Decourt → (sur le site de la mél, Maison des écrivains et de la littérature) une notice bio-bibliographique sur Guillaume Decourt < |
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