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[CERTAINS MATINS LES MOTS] 23/04/2011 Certains matins les mots se dispersent s’in-disciplinent
vont vers une autre page un autre livre oublient le premier poème comme l’homme trop affairé oublie sa douche certains matins la prose du jour happe celui qui s’éveille le prend aussitôt dans l’étau de l’utile certains matins les paupières encore cousues il faut laisser aux mots la chance de se chercher seuls Michaël Glück, « Jour après jour, la verdine », Tenir debout dans le grand silence, Poésie, éditions La Passe du vent, 2020, page 63. ![]() |
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