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[OÙ DE VIVANTS PILIERS] où de vivants piliers où de vivants piliers où de vivants piliers
laissent parfois sortir de confuses paroles nous sommes adossés à la nuit immobiles et passants nous allons nous restons arbres et oiseaux nous tenons le ciel entre nos serres jointes oiseaux de pierre des voix chuchotent dans la fraîcheur circulent entre les ombres le temps pèlerin écoute les corps qui cherchent les corps sous les phrases obscures on ne voit rien on sait on sent ce sont présences de chair qui appellent la chair Michaël Glück, « Verticales de nuit », in Lysiane Schlechter | Michaël Glück, Poser la voix dans les mains, Éditions des Vanneaux, 2015, page 52. ![]() |
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