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21.10.13
« Que chaque signe touche au nerf »* écre tient à ça, et plus qu’un nerf : une source à molécules, des seins, la fuite du lièvre … il y a le pointillisme du poème long la piqûre ajustée l’alcool qui se répand comme du jaune dans les yeux genêt monté en larme colline en morceaux … des propositions qui ne seraient que des conséquences, une cascade de raisons et ses éclaboussures la nuit multipliante les intouchables simples. 22.10.13 Ce que je voudrais : avoir pu ne pas l’écrire quelque chose d’infaisable et qui le reste, non pas le résultat d’une ébriété mais d’un serrage, un accident bloqué, le contraire d’une gratuité comme la vipère colline forcée d’apparaître à l’issue d’une morsure à la sortie du jaune seuil à jouir autant que nuit noire voir considéré comme une difficulté, une respiration sautée et la phrase à genou qui s’écroule. 23.10.13 Ce n’est qu’une fois émiettée que la colline dissémine. La hachure est interne, têtue, une phrase toujours incubée, incinérée un brûlis continu la seule diaspora réclamée au centre de la terre, magmatique. Nicolas Pesquès, La Face nord de Juliau dix-sept, dix-huit, éditions Flammarion, Collection Poésie/Flammarion, 2020, pp. 53, 54. ___________ * Pierre Alferi, Brefs, P.O.L, 2015. ![]() |
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