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[RÉQUIEM POUR L’ENFANCE]
Réquiem pour l’enfance déjà qui est morte, réquiem pour l’innocence qui est perdue, réquiem pour Dieu qui soupire à notre porte en demandant s’il a tout à fait disparu, réquiem pour ma voix qui pleurait dans la nuit et qui s’est engloutie dans la réalité, réquiem pour ma croix qui tellement m’a nui que j’ai fini par la jeter sur le côté, réquiem pour l’émoi que j’avais en chantant, réquiem pour la foi de me croire vivant dans ce monde qui détruit toutes nos croyances… Et pourtant rechantons le réquiem avec le chant que Buxtehude chantait à Lübeck malgré les horreurs de son temps plein de malchances. William Cliff, Matières fermées, deuxième liasse (sonnet 34), Éditions La Table Ronde, Collection Vermillon, 2018, page 50.
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| WILLIAM CLIFF
→ Lahore, 7 (extrait d’En Orient) → New York (extrait d’Amour perdu) → Au printemps (extrait du Temps) → 30 mai 2003 | William Cliff, Le Pain Quotidien → 10 novembre 2003 | William Cliff, Le Pain Quotidien ■ Voir aussi ▼ → (sur le site Gallimard) la page de l’éditeur consacrée à William Cliff → (sur le site Gallimard) la page de l’éditeur consacrée à Matières fermées de William Cliff |
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