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[VILLE SE DÉGUISERA]
Ville se déguisera en chemin cunéiforme en nuage boisé en bois qui dévore ses rennes champ qui engloutit ses chemins lac qui ne sait choisir sa couleur maison qui recrache ses cannes en bonhommes de neige sur les routes / Ville se déguisera en singe en cerf en sanglier qui ne se reconnaît dans ses reflets elle se changera en miroir qui dévore ses images / Ville se fardera en champ qui coupe ses ailes pour ne plus avoir à voler elle se révèlera faim se révèlera soif qui n’a plus à se dire ni rêve ni sommeil au pied de nos belles montagnes Seyhmus Dagtekin, Dès que mon pied touche l’eau (extrait) in Phœnix, Cahiers littéraires internationaux, numéro 26, Été 2017, pp. 16-17. ![]() |
| SEYHMUS DAGTEKIN ![]() Source ■ Seyhmus Dagtekin sur Terres de femmes ▼ → Je voudrais (poème extrait d’Au fond de ma barque) → Rêves légers, nuit claire (poème extrait d’Élégies pour ma mère) → [Te voici entre routes et sables] (poème extrait de Juste un pont, sans feu) ■ Voir aussi ▼ → le site officiel de Seyhmus Dagtekin → (sur Terre à ciel) un entretien de Cécile Guivarch avec Seyhmus Dagtekin (juin 2009) |
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