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[LE PAYSAGE HÉRITE LA COULEUR QUI LUI REVIENT]
Le paysage hérite la couleur qui lui revient et l’homme s’habitue aux présences que les saisons multiplient et désintègrent Je vis ignorant les sources du vent Prisonnier des gestes précis dus à toute survivance j’attends l’instant de liberté que confère la seconde quand tout dort dans ma tête Je cultive ce désert destiné aux impasses du futur Le grain connaît la richesse d’une goutte d’eau sa dimension multiplie les appels au ciel trop bleu et toute larme suffit à sa grandeur en devenir La mort respire en moi et cache son désarroi au cœur des mots désabusés qu’elle veut démasquer dans les steppes d’un sommeil dissimulé entre deux clignements de paupières Paysage habillé d’inaltérable lumière les oiseaux brodent nouvelles images aux couleurs d’un futur bâti dans le creux de mes mains foudroyées Rio Di Maria, Rackets du temps, Poèmes et dessins, Éditions l’Arbre à paroles, 2014, page 59. ![]() |
| RIO DI MARIA
→ (sur ecrivainsbelges.be) une lecture de Rackets du temps par Philippe Leuckx |
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