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[HURLEMENTS SIRÈNES]
« Les bombes tombent comme de la pluie. Sans travail, sans ressources, sans eau, sans sécurité, privés de toute pitié espérée et du secours attendu de l’Occident chrétien. » Hurlements sirènes la nuit s’est abattue sur la peur d’Alep et la soif et la mort ont plaqué leurs masques sur les regards les lampes se sont éteintes le soleil s’est réfugié dans les cailloux Sans fracas les enfants d’Alep se faufilent entre les brûlures venues du ciel le souvenir de l’eau écarquille les gorges écourte les rues où fleurissent de petits cercueils. D’où nous sommes nous avons déjà oublié la mémorable Hellab à peine distinguons-nous des mots descellés de leurs sens des mots qui ne disent plus rien à cause de l’étrange musique ruisselant sur nos écrans qui efface la ligne du temps Anne-Lise Blanchard, Le Soleil s’est réfugié sous les cailloux, Poésie, éditions Ad Solem, 2017, pp. 62-63.
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| ANNE-LISE BLANCHARD ![]() Ph. © Sally Bataillard ■ Anne-Lise Blanchard ▼ sur Terres de femmes → Éclats → [La nuit vient en dormant] (extrait d’Épitomé du mort et du vif) → [Combien de joies vivons-nous en une vie ?] (extrait des Jours suffisent à son émerveillement) → Les jours suffisent à son émerveillement (lecture de Michel Ménaché) → Le Soleil s’est réfugié sous les cailloux (lecture d’AP) → (dans l’anthologie poétique Terres de femmes) Elle est à marée ■ Voir aussi ▼ → (sur le site des éditions Ad Solem) la fiche de l’éditeur sur Le Soleil s’est réfugié dans les cailloux d’Anne-Lise Blanchard → le site personnel d’Anne-Lise Blanchard |
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