D’abord
descendre dans le silence
dans l’intimité du silence
côtoyant le temps du geste à venir
répété dans la douleur parfois avec patience toujours
approprié
intégré
incarné
Respirer
dans ce grand silence
silence des profondeurs
silence devenu prière
devant l’immensité
du geste à venir
puis
dans cette aura de silence
bander sa conscience
s’élancer
dans la densité de l’inconnu
Être le geste
le mouvement
qui dit l’énergie
la douleur la colère la joie
qui dit le monde
offrande et semence
Être l’instant qui libère
la beauté
Anne-Lise Blanchard, Danser, corps souverain, Couverture & illustrations : dessins ©Pierrette Burtin Serraille, Éditions Musimot 2026

Laisser un commentaire