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(TOMBEAU DU POÈTE)
Détrompez-vous : ce n’est pas moi qui ai tracé toutes ces lignes mais, tel jour, une aigrette ou une pluie, tel autre, un tremble, pour peu qu’une ombre aimée les éclairât. Le pire, ici, c’est qu’il n’y a personne, près ou loin. (THE POET’S TOMB) Make no mistake: it was not I who traced all these lines but rather, on a given day, an egret or the rain, on another, an aspen, provided that a beloved shadow cast light on them. What is worst about here is that there is no one, neither near nor far. Philippe Jaccottet, “Fragments Soulevés par le vent”, Cahier de verdure, Gallimard, 1990 in Philippe Jaccottet, And, Nonetheless: Selected Prose and Poetry 1990-2009, Chelsea Editions, New York City, 2011, pp. 98-99. Translated and introduced by John Taylor.
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