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[PENDANT LA TEMPÊTE]
Pendant la tempête il a dû passer une frontière sans la voir une montagne ou un vide et tomber à la fin de la hotte du vent La fenêtre semble avoir calmé le monde Il aperçoit le ciel comme un plongeur la nuque des arbres le dos des années comme s’il découvrait d’abord à l’envers le monde vu de l’homme La vie est restée seule dans le demi-jour Depuis des semaines les chaises dans la chambre sont comme en visite Sans approcher elles lui sourient les escaliers du vent sont en ruine et tout bas l’anémone visible chuchote Jean-Pierre Lemaire, « Première veille – Orphée posthume » in Les Marges du jour, La Dogana, 1981 ; 2e édition 2011, pp. 52-53. Postface de Philippe Jaccottet.
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JEAN-PIERRE LEMAIRE ![]() Source ■ Jean-Pierre Lemaire sur Terres de femmes ▼ → Giotto (poème extrait de L’Intérieur du monde + une notice bio-bibliographique) → [La terre est invisible] (autre poème extrait de L’Intérieur du monde) → [Ne te hâte pas de regagner la surface] (poème extrait de Visitation) ■ Voir aussi ▼ → (sur Recours au Poème) Jean-Pierre Lemaire en son premier recueil (Les Marges du jour) → (sur Recours au Poème) cinq poèmes de Jean-Pierre Lemaire |
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