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[LA TERRE EST INVISIBLE]
La terre est invisible et les animaux embarqués gémissent. Même le jour, ils rêvent de branches pour les oiseaux, de feuilles pour les girafes, d’une terre meuble où les éléphants laissent leurs empreintes. Chaque aube défait la tapisserie. Dieu est toujours au-delà des nuages ; parfois, de nuit, dans l’arche où nous aurons connu l’intérieur du monde. Jean-Pierre Lemaire, « Noé » in L’Intérieur du monde, Cheyne éditeur, 2002 ; rééd. 2007, page 32. ![]() |
JEAN-PIERRE LEMAIRE ![]() Source ■ Jean-Pierre Lemaire sur Terres de femmes ▼ → Giotto (autre poème extrait de L’Intérieur du monde + une notice bio-bibliographique) → [Ne te hâte pas de regagner la surface] (poème extrait de Visitation) → [Pendant la tempête](poème extrait des Marges du jour) ■ Voir aussi ▼ → (sur Recours au Poème) cinq poèmes de Jean-Pierre Lemaire → (sur e-litterature.net) une lecture de L’Intérieur du monde par Françoise Urban-Menninger |
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