| [NOVEMBRER TOUT Y REVIENT PATAUGER] Novembrer tout y revient patauger flou patouillant dans la bogue du monde en plein pourrissement de pommes tavelées de grosse terre et d’humide qui monte avec un peu partout parmi des tiges l’écroulement des fleurs sous la pluie toujours plus longue et imprécise dans le regard qui chasse l’évacue vers la grille — Nous aurons eu pourtant bien de la chance ici de vivre même penchés sous nos toits minuscules nos lampes faibles calés bien à l’abri du proche et guère différents de tellement d’autres qui sont morts ou souffrent disparaissent et montent de la terre humide sentant la pomme et du chemin où je m’arrête pour voir cette lumière s’éloigner sous les grands arbres zigzaguant Georges Guillain, « Dans le regard qui chasse » in Avec la terre, au bout, Atelier La Feugraie, Collection L’allure du chemin dirigée par Jean-Pierre Chevais et Alain Roger, 2011, page 65.
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GEORGES GUILLAIN
→ six août | Georges Guillain, Compris dans le paysage → Que ce lieu pour rester (extrait d’Avec la terre, au bout) → Tant que nous sommes (extrait d’Un bouquet pour les morts) → [Voilà que tu es devenu poreux] (autre extrait d’Avec la terre, au bout) → [Voilà] (extrait de Parmi tout ce qui renverse) ■ Voir aussi ▼ → (dans la Poéthèque du site du Printemps des Poètes) une fiche bio-bibliographique sur Georges Guillain |
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