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Le 16 août 1860 naît à Montevideo, en Uruguay, Jules Laforgue. Arrivé en France en 1866, Laforgue fait ses études à Tarbes, ville d’origine de Charles Laforgue, père de Jules. Puis à Paris, au lycée Condorcet. Sa fréquentation, au quartier Latin, des soirées des Hydropathes, lui permet de se lier avec un groupe de poètes, des chansonniers et des musiciens. Parmi eux, Paul Bourget, qui l’encourage à poursuivre ses compositions poétiques. Jules Laforgue commence à publier dans La Vie moderne. En 1881, Paul Bourget obtient pour son protégé désargenté le poste de lecteur auprès de l’impératrice d’Allemagne Augusta qu’il accompagne dans ses déplacements. Le jeune poète occupe ce poste de 1881 à 1885.
Athée et fortement influencé dans sa culture philosophique par Schopenhauer, Jules Laforgue nourrit pour l’amour physique un sentiment d’horreur encore accentué par la fragilité de sa santé. À sa mort prématurée à l’âge de vingt-sept ans, le 20 août 1887, Laforgue laisse une œuvre originale qui se démarque des courants de son temps.
En 1885 paraissent les Complaintes, dédiées à Paul Bourget. Viennent ensuite, en 1886, Le Sanglot de la terre et L’Imitation de Notre-Dame la Lune. En 1887 sont publiés à titre posthume les contes philosophiques des Moralités légendaires.
Le poème « Crépuscule de dimanche d’été » a été publié pour la première fois en 1903, dans le tome II des Œuvres complètes de Laforgue, au Mercure de France.
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JULES LAFORGUE ![]() Emile Laforgue, Portrait de Jules Laforgue, Bibliothèque nationale de France, Paris ■ Jules Laforgue sur Terres de femmes ▼ → Résignation → Dimanche 13 novembre [1881] | Jules Laforgue, Dans la rue |
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