|
[TU ENTENDS : C’EST PROCHE UN TUMULTE DE FAUVETTES]
Ph. angèlepaoli Tu entends : c’est proche un tumulte de fauvettes Dans l’air ébouriffé du matin où le gris S’agrémente du liseron et de la mauve. De contentement la chienne danse et aboie, Mêle aux feuillages sa robe d’épagneule, Court après rien que nous sachions, hume et s’empare Du chemin de traverse où les dactyles croissent Contre la fougère et l’ortie en une vague Qui aime au vent s’offrir et dédier ses ondes. L’heure est à la musique à cause des élytres Comme des ailes dont les vibrations viennent S’entretisser au silence où les végétaux Vivent virides et patients dans la simple Présence et dans la contemplation du vide. (Vendredi 16 juillet 1999.) Robert Marteau, Le Temps ordinaire, Éditions Champ Vallon, 2009, page 68. |
■ Robert Marteau sur Terres de femmes ▼ → 5 janvier 2000 | Robert Marteau, Le Temps ordinaire ■ Voir aussi ▼ → (sur Le Tiers Livre) Robert Marteau, in memoriam |
Retour au répertoire du numéro de juillet 2011
Retour à l’ index de l’éphéméride culturelle
Retour à l’ index des auteurs
Laisser un commentaire