Diptyque photographique, G.AdC CHANT DE LA ROUTE EN TOMBELAINE Tombelaine Tombelaine .te fragmente mots d’où venus tu ne sais du fond de mémoire incertaine où l’amour s’en venait sans prier les nuages gros de neige irisent la mer désœuvrée et ton souffle de sirène crisse ses thrènes ensorcelés. Tombelaine Tombelaine .de quelle profondeur en allée remonte ton chant de sirène dans ta mémoire désœuvrée. .un dragon glisse sagement lisse de son dos gluant la mer en miroir désœuvré. il fait beau dis-je cœur battant Tombelaine peut attendre je pars harponner le vent .soleil et vagues haletantes gonflés de la mémoire d’avant menues billes odorantes que tu roules dodues en marchant Tombelaine peut attendre un fil doré entre les dents. .les chèvres de là-haut te toisent égrenées dans les rochers à chacune son trou de lune pour veiller sur tes pensées. Tombelaine Tombelaine .ton chant d’orge énamouré frissonne dans les ors diffractés odeurs poignantes des bêtes berceaux d’ogives enchevêtrés. Tombelaine Tombelaine .les chevreaux nouveau-nés sont là qui trépignent d’insistance tétant laine douce à ton bras il se peut que neige tombe qui frôle crêtes sous le vent la voix de la mer dérive qui te berce dans ses auvents. Tombelaine Tombelaine .mer douce amère qui se livre et qui t’emporte en son élan. Angèle Paoli D.R. Texte angèlepaoli |
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