La Fondation a donné des espaces aux artistes, espaces intérieurs, mais également espaces extérieurs. Les œuvres de Giacometti furent installées dans la cour mais, aujourd’hui, pour cette exposition, elles ne sont plus confrontées à la nature mais à d’autres œuvres.
En créant des sculptures de groupes comme
La Place, La Forêt constituées d’œuvres, telles qu’elles étaient disposées à l’atelier, Giacometti a voulu restituer le développement de son travail. La première sculpture de 1914, déjà un
Portrait de Diego, est confrontée à un
Portrait de Diego de 1960 ; les trois petites sculptures
Projet pour la Chase Manhattan Bank sont associées aux versions définitives de
L’Homme qui marche, Grande femme debout, et
Grande tête ainsi qu’à la série des neuf
Femme de Venise qui trouvent aussi leur place dans les salles de la Fondation.
La collection de la Fondation a été constituée en accord avec Alberto Giacometti. Les sculptures, mais également les dessins, les essais de gravures, tout cela constitue ses recherches…
Pour Alberto Giacometti ce qui différencie un être vivant d’un crâne c’est le regard… Depuis L’Objet invisible, avec ses yeux en forme de roue, jusqu’à sa dernière œuvre, toute sa vie Alberto Giacometti a cherché et travaillé le regard… Aujourd’hui, c’est mon regard sur Giacometti qui, il y a 46 ans, a posé son regard et ses œuvres, ici, à la Fondation Maeght. »
Isabelle Maeght, Commissaire de l’exposition, Administrateur de la Fondation Maeght, in Giacometti & Maeght, 1946-1966, 2010, page 7.
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