TDF - La revue de poésie et de critique d'Angèle Paoli

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Angèle Paoli | Paladins d’automne

Publié le :

30 janvier 2008

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Catégorie(s) :







Pa310255
Ph. angèlepaoli




PALADINS D’AUTOMNE


Ciel insaisi d’automne cœur brisé

les murailles déclinent leur solitude nue

aux fenêtres sans tain en quête de futaie

les arbres paladins sont

silhouettes mortes dans la nue

hautes membrures crénelées

derniers remparts d’oubli

des amours noires

outragées


Angèle Paoli
D.R. Texte angèlepaoli




Muraglia_luchesa_bis
Ph. angèlepaoli retraitée numériquement par G.AdC



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8 réponses à “Angèle Paoli | Paladins d’automne”

  1. Spazioesia___

    Ici

    Partout
    Nulle part
    De part en part
    S’élance l’océan du silence
    L’Espace à sa place
    Se place de place en place
    Dans l’infini du temps sans relâchement

    Amicizia

    Guidu___

  2. Yves

    Ici
    las
    par où
    nulle part
    sauf par rempart
    si lente cette eau cyan indécise
    lancinante
    se déplace
    dans les lignes du temps
    fui
    lâchement

  3. Etienne

    Merci Angèle.

  4. Ah, fiers paladins,
    mes lianes
    en lice
    vous enlacent !
    las que n’ai-je en la place
    comme vous
    l’audace
    de ciseler
    la nasse
    où s’engouffre
    le farouche hiver !

  5. agnès

    Ce qui me frappe, au tout premier abord dans ce texte, c’est son graphisme. On dirait que la partie de droite tend à se séparer du corps du texte… comme si la pensée se dédoublait, comme si tu pensais en deux temps.
    Difficile d’exprimer ça en quelques mots, mais je n’ai lu le poème qu’après une longue observation : seuls les blancs entre les mots m’importaient 🙂

  6. C’est fort bien senti, Agnès ! Ce sont les créneaux des remparts de Lucca qui m’ont inspiré cette brisure graphique. Qui n’est venue qu’après l’écriture. Mais sans doute cette fêlure plus récente vient-elle se surajouter à de plus anciennes. Coeur palimpseste.

  7. come crepe nel muro, cedevoli…fanno parlare il silenzio…

    r.

  8. questo notturno è sempre stato il mio preferito, scava baratri indicibili…grazie Angèle!

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