TDF - La revue de poésie et de critique d'Angèle Paoli

Terres
de Femmes

Marie-Thérèse Peyrin | Regarde

Publié le :

25 juin 2007

/

Catégorie(s) :

« Poésie d’un jour »



Regarde1
Ph. Angèle Paoli






REGARDE


Regarde
le ciel est lent
et ma voix chuchotante

Regarde
le corps est incomplet
et ta voix sur les routes

Regarde
nos vies aux antipodes
et nos yeux sectionnés

Regarde
et puis

Reviens




Marie-Thérèse Peyrin, Impassibles guetteurs, Éditions Sang d’Encre, Poleymieux-au-Mont-d’Or (Rhône), 2005, s.f.





■ Marie-Thérèse Peyrin
sur Terres de femmes

Attente
Marche forcée


■ Voir aussi ▼

→ (sur Calaméo)
Marie-Thérèse Peyrin, Rétrospectives Alliances (poèmes 1995-1999)
le blog personnel L’Entame des jours, Écriture de femme (textes en chantier)




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2 réponses à “Marie-Thérèse Peyrin | Regarde”

  1. aspe

    Le poète grec YANNIS RITSOS est décédé le 12.11.1990, j’avais pu échanger avec lui lorsqu’il était venu plusieurs fois au lycée Corot de Savigny-sur-Orge dans les années 1976, 77,…et également lors de soirée à Saint-Michel-sur-Orge chez une professeur de lettres. J’avais aussi rencontré le poète Kenneth White.
    Ils m’ont certainement transmis le goût des « écritudes » :

    « Dans les yeux du silence
    Sur la méditerranée et le mer Égée
    Dans le bleu des vagues
    Une barque danse, blanche,
    Danse la lutte
    Au fond de ta prison
    Et toi tu pleures
    Exilé
    Tu penses à ton pays
    Si blanc si bleu si doux,
    Oliviers, vignes,
    Agneaux des résistances
    Aux sommets des montagnes
    Aux creux des criques
    Dans les ruelles des villages
    Aux milieux des champs
    Sur le sang des pierres antiques
    Les souvenirs font des larmes
    Les larmes de t’avoir perdu  »

    **************
    Par les armes des souvenirs
    Les larmes du devenir…
    *****************
    J’ai pris le temps…..
    Doucement, lentement
    Attentif aux exigences des vivants
    Craintif aussi,
    Pas à pas je me suis avancé vers l’infini
    Vers l’absolu raison de l’être
    Sans douter sur mes sentiments
    Sans regarder par-dessus l’épaule du vent
    Pas à pas vers l’infini…
    ****************
    Haute,
    Nue,
    Radieuse,
    Illusion parfaite de la passion
    A sa fenêtre
    Dans la lumière dorée d’un été
    Elle souri agitant ses cheveux avec ses doigts
    Que regarde t-elle
    La mer
    Le mouvement des pêcheurs
    Déchargeant les barques
    L’agitation des marchands
    Une mouette voleuse
    Des enfants sur le sable au bout de la jetée
    Un chien qui passe
    Un cycliste rieur
    L’horizon où les voiliers s’éloignent
    La bouche charnue d’une enfant
    Qui mord à pleines dents dans la chaire orangée d’un abricot
    ************
    Pour donner à chaque pas sa force, sa puissance,
    Pour l’inscrire dans la terre
    Dans le sable des mémoires….
    **************
    Trompette si triomphante des déserts guerriers
    Vous jouez pour ne plus avoir à être….
    *******************
    Dorée comme une peau de figue…….
    ********************
    Rond comme l’angle d’une pierre
    ***************
    Dans les yeux bleus de la nuit
    Une danse infinie
    Emporte la suave lassitude
    Des femmes de pierres…..
    *********************
    Pris par hasard aux instants bavards
    Aux instant buvards
    L’intense trafic des grands boulevards
    **************
    L’ultime doute et celui qui s’ajoute

  2. agnès

    Tout simple, tout beau, tout frais.

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