Ph., G.AdC
ALL’IPOTETICO LETTORE
Ho messo la mia anima fra le tue mani.
Curvale a nido. Essa non vuole altro
che riposare in te.
Ma schiudile se un giorno
la sentirai fuggire. Fa’che siano
allora come foglie e come vento,
assecondando il suo volo.
E sappi che l’affetto nell’addio
non è minore che nell’incontro. Rimane
uguale e sarà eterno. Ma diverse
sono talvolta le vie da percorrere
in obbedienza al destino.
Margherita Guidacci, Anelli del tempo, Edizioni Città di Vita, 1993 ; Le poesie, Le Lettere, Firenze, 1999, p. 491. A cura di Maura Del Serra.
À L’HYPOTHÉTIQUE LECTEUR
J’ai remis mon âme entre tes mains.
Fais-en un nid : elle ne désire rien
que de reposer en toi.
Mais ouvre-les si un jour
tu sentais qu’elle t’échappe. Fais alors qu’elles soient
comme les feuilles et comme le vent,
et qu’elles portent son vol.
Et sache que le sentiment de l’adieu
n’est pas moindre que celui de la rencontre. Il reste
identique et sera éternel. Mais divers parfois
pour satisfaire le destin
les chemins.
Margherita Guidacci, Les Anneaux du temps, in Po&sie, numéro 109, Trente ans de poésie italienne, I, Belin, 2004, page 138. Traduction de Martin Rueff.
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