TDF - La revue de poésie et de critique d'Angèle Paoli

Terres
de Femmes

Angèle Paoli | Luce romana

Publié le :

05 mai 2007

/

Catégorie(s) :

Topique : Rome





Luce romana en  635
Ph., G.AdC




LUCE ROMANA


Caresse insolente des dieux assoupis
dolce luce romana filtre tendresse
la lave tiède de son or
là-bas au loin là où
entre à perte d’horizon
ton regard pépites de feu
s’égare
bien au-delà des confins ombrageux
haut lignage des pins
qui dessine entre les tombeaux séculaires
les fuseaux indécis du passé

glisse présent
le temps absence


Angèle Paoli
D.R. Texte angèlepaoli



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5 réponses à “Angèle Paoli | Luce romana”

  1. Emilie Delivré

    Lumière Toscane

    Les tombeaux se sont tus
    au pied de la colline
    tombeaux ouverts
    tombeaux fermés
    qui parlaient à nos florentines
    à nos amants
    à nos aimées
    langage qui n’est plus.
    La brume est retombée
    elle fait tapis sous la semelle
    elle adoucit le pas de celles
    qui perdent chemin.
    Chemin vers les tombeaux
    qui n’ont plus rien à dire,
    chemins d’herbe verte et d’eau
    puis séchés au soleil
    et plus humides encore humides.
    Lumière sur les tombeaux vides.

  2. Sous les ogives outre-passées de la salle hypostyle, all’aperto, les frises arabesques, les sceaux calligraphiés, les entrelacs des signatures, constellés des jeux de l’ombre, traçaient en colonnes papyriformes les vestiges d’un démenti caché…

    Amicizia
    Guidu ___

  3. c’è una luce crepuscolare che s’insinua tra i pini e il cielo, spesso un cielo alla Corot…contro cui si stagliano le rovine, in lei dimorano gli dei assopiti e molti tempi passati ma non del tutto perduti…

    un saluto romano da farouche e alfred, a presto

  4. Cette « Luce Romana » existait déjà du temps de Botticelli !

    Storia di Nastagio degli Onesti

    Amicizia
    Guidu____

  5. Merci, cavaliere, pour ces images de lumière florentine avec lesquelles Sandro Botticelli continue de nous émouvoir. La lumière est de tous les temps, inchangée, vibratile, insaisissable… même si l’histoire des hommes vient la ternir de ses outrages.

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