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Le 5 février 1807, Pascal Paoli meurt à Londres où il s’était réfugié.
Image, G.AdC
« Le général Paoli, figure emblématique de la résistance et de l’indépendance corses et « père de la patrie » (« U babbu di a patria »), [ a été] célébré par l’intelligentsia de l’Europe des Lumières (Rousseau, Voltaire, Burnaby, Boswell, Symonds, Vittorio Alfieri…). Comme l’écrit Voltaire à sa nièce Marie-Louise Denis : « Toute l’Europe est corse. » […] […] la réputation et le rayonnement de Paoli était tel dans l’Europe entière que le poète allemand Hölderlin, pour écrire une œuvre destinée à l’éducation morale et politique des jeunes femmes Emilie à la veille de ses noces, a fait appel au personnage de Paoli comme exemple édifiant de la lutte pour la libération de son peuple. […] Le mythe de Paoli à la fin du XVIIIe siècle résulte de la fusion de deux mythes : à l’image de défenseur de la liberté s’ajoute celle du héros qui a partagé les idéaux de la Révolution française avant qu’elle ne tombe dans les excès de la Terreur. »
Marie-Jean Vinciguerra, Hölderlin et Paoli, Éditions Materia Scritta, 2006, page 25 et Quatrième de couverture. |
| ■ Pascal Paoli sur Terres de femmes ▼ → « Pasquale de’Paoli. La Corse au cœur de l’Europe des Lumières » au Musée de Corte |
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